THÈME III
RÔLE
ET DESCRIPTION DES ATELIERS
La mission des ateliers de Quatre Mares
Le
rôle attribué dès 1920 aux ateliers de Quatre Mares est principalement la
réparation des locomotives. 250 grandes réparations y sont prévues annuellement.
Ces ateliers ont aussi à assurer la réparation de nombreuses pièces de machines
provenant des dépôts et, en particulier, des équipages de roues. Ils
confectionnent également une grande quantité de pièces pour l'approvisionnement
des dépôts et des magasins généraux.
La différence fondamentale entre un établissement comme celui de Quatre Mares et
un dépôt réside dans la nature des interventions qu’ils sont amenés à effectuer
sur les locomotives au cours de leur existence.
Les dépôts ont un rôle de visite
et d’entretien en service des locomotives. Ils procèdent parfois à des
réparations accidentelles lorsque leurs infrastructures permettent de les
réaliser. Dans le cas contraire les machines sont dirigées vers des ateliers
tels que “ Quatre Mares ”. Les ateliers effectuent les Grandes Réparations (GR)
aux locomotives après un parcours de 300.000 à 400.000 Km, soit à des
intervalles de 7 à 10 ans (une GR représente 10 à 15.000 heures de travail) et
les Réparations Accidentelles (RA) importantes. Les GR ont pour objectif de
redonner aux locomotives des performances équivalentes aux machines neuves.
Certaines machines ressortiront de Quatre Mares avec une puissance accrue, grâce
aux modifications qu’elles y subiront suite au progrès permanent de la
technologie ferroviaire.
Les ateliers à l'âge d'or de la vapeur
Nous
allons visiter ensemble les différents ateliers tels qu’ils étaient au temps de
la vapeur et découvrir au passage les multiples facettes de leur activité alors
que la production bat son plein. Pendant toute la période de réparation des
locomotives à vapeur les Ateliers de Q.M. seront les seul ou les machines entrent d’un côté (Paris) pour ressortir de
l’autre (Rouen). Ils sont desservis à l’extérieur par un faisceau de voies
raccordées à leurs deux extrémités aux voies principales. Le long des pignons
Nord et Sud, se déplacent deux chariots transbordeurs à traction électrique. Une
voie transversale intérieure, reliée aux diverses voies de service par des
plaques tournantes, traverse le bâtiment principal en son milieu dans le sens de
la largeur, mettant en communication les divers halls et ateliers. Les
transports de pièces sont effectués par les ponts roulants, ou au moyen de
chariots électriques à accumulateurs ou encore par wagons. Il est à noter que
les cheminots de Quatre Mares s’orientent, depuis des générations, non pas par
la nomination des points cardinaux mais le plus simplement du monde en se
référant à la situation géographique de l’établissement. De telle sorte que le
Nord se dit “côté Rouen ”, le Sud se dit “ côté Paris ”, l’Ouest s’entend appelé
“ côté rue ” et l’Est “ côté voie ”.
Nous entrons donc dans le bâtiment principal par
le côté rue et empruntons l’allée centrale qui coupe transversalement celui-ci
par son milieu. Il mesure environ 250m sur 105m et est constitué de six halls
différents en largeur et en hauteur.
L’atelier d’ajustage et des machines-outils
Cet
atelier occupe les trois premiers halls du bâtiment principal. Le premier mesure
15 mètres de large et les deux autres 10 mètres. Les deux premiers halls sont
desservis chacun par deux ponts roulants de 5 tonnes. Ils abritent les
machines-outils de moyenne et faible puissances, les équipes d'ajustage chargées
de la réparation des pièces de mouvement, des pièces de timonerie et suspension,
des boîtes d'essieux, des appareils de frein et robinetteries, l'atelier
d'horlogerie et l'outillage.

usinage au tour et contrôle au calibre
à mâchoires
Dans ces halls les machines-outils sont réunies
en groupe, chaque groupe étant actionné par un élément de transmission
entraîné par un moteur électrique de 25 kW. Ces machines-outils n'ont pas été
groupées par type de machines. Elles sont placées près des équipes d'ajustage,
de manière que chaque équipe ait, autant que possible à sa portée immédiate,
toutes les machines nécessaires à l'exécution du travail spécial dont elle est
chargée. Dans le troisième hall sont installées les machines-outils les plus
puissantes à commande électrique individuelle.

Parmi celles-ci nous trouvons les
machines à aléser les cylindres, les machines à raboter, à mortaiser, à
fraiser, les perceuses radiales, les tours verticaux, etc... Dans ce hall
desservi par deux ponts roulants de 10 tonnes et 5 tonnes sont également
installées les équipes d'ajustage chargées de la réparation des bielles et
pistons.
L’outillage central
Un
demi-hall de l’atelier d’ajustage a été réservé pour l’outillage central. Nous y
trouvons trois équipes. La première est chargée de la réparation de l’outillage
pneumatique de la moitié du réseau. Ces réparations font l’objet d’essais sur
banc. Chaque outil, perceuse ou marteau, est révisé périodiquement. Leurs
consommations ainsi que leur puissance sont enregistrées sur des fiches
spéciales après chaque révision. La seconde équipe est chargée de la réparation
des machines-outils. Quatre machines-outils entrent en grande réparation chaque
mois (trois pour les besoins de Quatre Mares et une pour le réseau).

chantier de réparation de l'outillage
Cette équipe dispose notamment d’un tour, de deux
machines à rectifier, d’un étau-limeur rapide, de fraiseuses et de bancs
d’essais divers dont un pour la mesure des efforts de coupe dans le tournage, le
fraisage et le perçage. La troisième et dernière équipe est chargée de
l’affûtage et de la confection des outils. Elle est dotée de machines à affûter
les forets, les fraises, les outils de tour et de machines à rectifier. Le
traitement thermique des outils est réalisé à l’aide de fours à gaz de ville
dont les températures sont contrôlées par des pyromètres. Les outils de coupe
ont été standardisés sur tout le réseau après l’application sur tous les tours
de tourelles "Good-Chap". Ces outils sont équipés d’une pastille en acier rapide
brasée sur un porte-outil en acier. L’équipe doit assurer l’affûtage des outils
de Quatre Mares et la fabrication des outils de la moitié du réseau, ateliers et
dépôts. Sa production peut atteindre cent cinquante outils par jours.
L’atelier du montage
L‘atelier
de montage occupe les deux halls suivants et se trouve ainsi compris entre
l’ajustage et la chaudronnerie de fer. Le premier hall est affecté au montage
des locomotives et mesure 25 mètres de large. Il est desservi par deux groupes
de ponts roulants placés sur deux niveaux différents. Il couvre trois voies sur
lesquelles s’effectuent le démontage des machines, la réparation des châssis, le
remontage et la terminaison des locomotives.

châssis de locomotives à vapeur dans le
hall C
Deux ponts roulants de 60 tonnes permettent une
hauteur de levage de 9 mètres. Ils assurent la pose des chaudières sur leur
châssis et peuvent enlever, au moyen de portiques, des machines entièrement
montées pour les transporter d’une voie sur l’autre. Avec une hauteur de levage
de 6 mètres trois ponts roulants de 8 tonnes assurent le levage et la
manutention rapide des pièces plus légères.
La chaudronnerie de
cuivre
Le
second hall, qui mesure 20 mètres de large, abrite la chaudronnerie de cuivre
(tôlerie et tuyautage), la soudure, la réparation des abris, des bogies et
bissels et des tenders. Dans cet atelier sont réparées les tôles de couverture
des chaudières, les tuyauteries de frein, de graissage et d’alimentation.

Son outillage comprend notamment une machine à
cintrer les tuyaux et une machine à souder par point qui permet la fabrication à
bon marché des cendriers, grilles à flammèches, couvre-roues, abris et, en
général, toutes pièces confectionnées avec des tôles d’une épaisseur maximum de
5 millimètres et ne réclamant pas d’étanchéité.
La soudure
La
section soudure occupe une cinquantaine d’agents. Une quarantaine de ceux-ci
travaille à poste fixe, soit en soudure oxyacétylénique, soit en soudure à
l’arc. La soudure oxyacétylénique sera dotée en 1935 d’une centrale de
production d’acétylène à haute pression et de distribution d’oxygène.
L’acétylène est produit par une batterie de 3 générateurs à carbure. Ces
générateurs sont protégés par une batterie d’hydro valves empêchant tout retour
provenant de la canalisation de distribution. Cette installation est complétée
par un dispositif auxiliaire de lavage et d’épuration du gaz. L’ensemble est
contrôlé par un poste central de réglage. L'oxygène est fourni par une batterie
de 60 bouteilles de 7m3 d’oxygène sous pression montée sur une remorque
automobile.

Chaque jour, le fournisseur change la remorque et
ne facture aux ateliers que la consommation exacte de gaz de la journée, par
lecture des différences de pression à l’arrivée et au départ. Deux batteries
fixes de secours comportent chacune 12 bouteilles de 7 m3. La distribution
d'oxygène dans l'atelier est assurée par 121 postes qui sont répartis dans les
différentes sections et permettent des interventions en tout point de
l'établissement.
La soudure électrique est en perpétuel
développement. Les applications de la soudure à l’arc deviennent chaque jour
plus nombreuses et plus importantes. Ce type de soudure a connu également un développement notable
au fil des années.
L’installation d’une centrale de soudure électrique à courant
continu, dont la génératrice du type “ Compound ” débite jusqu’à 1000 ampères et
apporte une tension comprise entre 45 et 60 volts, alimente 7 postes. Ces postes
sont équipés de résistances de réglage permettant une variation de 50 à 250
ampères. L’atelier de montage dispose aussi d’une machine à souder par points
d’une puissance de 180 kVa permettant la soudure de deux tôles de 8 mm
d’épaisseur. Les six meilleurs soudeurs de Quatre Mares sont spécialisés aux
travaux délicats sur acier et cuivre. Ils exécutent, dans les ateliers et dans
les dépôts, les soudures de haut de plaque tubulaire de foyer, le remplacement
de faisceaux tubulaires, la fabrication de foyers soudés, le remplacement de
morceaux de boites à feu et plus spécialement les travaux particulièrement
délicats comme la réparation de cylindres fissurés ou défoncés. Cette section se
développe d’ailleurs constamment, les applications de la soudure devenant chaque
jour plus nombreuses et plus importantes.
La réparation des
abris, bogies et bissels
Rien
de bien notable dans cette section hormis une cisaille capable de découper sur
un profil quelconque de la tôle pouvant atteindre une épaisseur de 8 mm.

L’atelier de chaudronnerie de fer
La
chaudronnerie occupe le dernier hall du bâtiment principal. Il est isolé des
autres ateliers par une cloison de briques sur toute la longueur du
bâtiment. La moitié côté Paris est utilisée pour la réparation des chaudières
alors que l’autre moitié, côté Rouen, est utilisée pour le formage des éléments
de remplacement.
Mesurant 25 mètres de large cet atelier dispose
de deux ponts roulants de 40 tonnes, de deux de 10 tonnes et d’un de 5 tonnes.
Les machines-outils et les forges sont installées côté Rouen. Elles sont desservies par les ponts roulants de 5
et 10 tonnes qui se déplacent sur toute la longueur de l'atelier. Les ponts de
40 t sont placés à un niveau supérieur et ne desservent que la moitié côté Paris
de l’atelier pour les manutentions des chaudières à réparer.

manutention d'une chaudière
A l'extrémité côté
Paris, un pont de 25 tonnes, se déplaçant à une grande hauteur sur des chemins
de roulement transversaux, permet de desservir une presse à rivet hydraulique.
Cet atelier comprend entre autres, quatre perceuses radiales pour le perçage des
plaques tubulaires et des pourtours de foyer ou “ boîte à feu ”, deux rouleaux à
cintrer les tôles, une machine à cintrer les profils et un chantier
d’emboutissage avec un accumulateur hydraulique et une presse de 250 tonnes pour
le formage des éléments acier des boites à feu (plaque avant et arrière), enfin
un petit chantier d’épreuves à l’air et à l’eau des réservoirs d’air des
machines. On remarque également dans la chaudronnerie, un appareil permettant de
radiographier les soudures des éléments de chaudières (foyer en acier, siphon
“ Nicholson ”, etc..). Cet appareil d’une puissance de 250 KVA permet la
pénétration d’une tôle de 20 mm d’épaisseur, avec une pose de 20 secondes, et
d’effectuer à coup sûr les retouches éventuelles.
L’atelier des forges et de réparation des tubes à fumée
L'atelier
des forges, construit en 1923, occupe un bâtiment situé au sud du précédent et
mesure 25 mètres sur 250. Il est desservi par un pont roulant de 8 tonnes. Il
comprend les forges proprement dites et le chantier de réparation des tubes.
Contrairement à ce que l'on pourrait croire a priori, malgré l'importance des
travaux de soudure et de découpage, le volume des travaux de forges exécutés aux
ateliers de Quatre‑Mares reste important. Les forgerons disposent de
marteaux-pilons à moteur de puissances diverses allant de 350 kg à 2,5 tonnes,
ainsi que d’un pilon à matricer et d’une machine à forger.

marteau pilon de 2,5 tonnes
La réparation des tubes à fumée, qui occupe
une partie de l’atelier, comprend deux chaînes de raboutage de tubes par soudure
électrique par rapprochement; l’une pour les tubes lisses, l’autre pour les
tubes surchauffeurs. La chaîne des tubes lisses est constituée par des tréteaux
en plan incliné desservis par des élévateurs à air comprimé qui amènent, par
groupe, les tubes devant chaque poste de travail. Ainsi équipée, cette chaîne
est capable d’une production soutenue de quatre cent tubes par jour et suffit
aux besoins de tout le réseau. La chaîne des tubes surchauffeurs fonctionne
d’une manière analogue, le rabout étant préalablement rétreint à froid.

le chantier des "Trommels"
A l’extérieur de l’atelier se trouve un chantier
de nettoyage des tubes. Il est composé de 4 machines à détartrer appelées
couramment “ Trommels ”, d’un chantier de taillage comprenant deux scies pour
mise de longueur et une bascule éliminant automatiquement les tubes trop légers
(c’est à dire arrivé à limite d’usure), d’un parc de stockage des tubes à
nettoyer, tubes nettoyés, réparés et neufs. Les chargements et déchargements de
wagons ainsi que la mise en stock sont assurés par un portique roulant de 2
tonnes à commande électrique.
L’atelier des roues
Cet
atelier situé de l’autre côté du bâtiment principal c’est à dire dans la cour
Nord mesure 90 mètres sur 34m,50. Il comporte deux halls qui sont desservis par
quatre ponts roulants de 8 tonnes. Les chemins de roulement de ceux-ci sont
prolongés à l'extérieur de l'atelier, de manière à desservir le parc à roues et
à bandages. Deux volets mobiles permettent de livrer passage aux ponts et de
fermer ensuite les pignons de l'atelier du côté parc à roues. L’un des halls
comprend les tours à rafraîchir les bandages, dont un tour moderne “ Hegenscheidt ”, les tours à rectifier
les fusées et tourillons.

l'atelier des essieux
L’autre hall abrite les tours verticaux à aléser
les bandages, dont un tour de 2,10 m de capacité d’alésage, réalisant six
bandages en huit heures, le four à mazout pour chauffer les bandages, la machine
à sertir les agrafes par percussion, enfin la presse à caler et les quelques
machines (tours, raboteuses, perceuses) nécessaires pour la préparation des
essieux et des roues. Avec des tolérances d’ovalisation des fusées et tourillons
de 0,2mm cet atelier est capable en service 2/8 de remettre en état cent
cinquante essieux par mois.
Les bâtiments
secondaires
L’atelier de traitement thermique
La
cémentation et la trempe sont des opérations qui ont pour but d’apporter à
l’acier une dureté supérieure. Elles sont réalisées sur toutes les pièces liées
à la sécurité telles que tiges de pistons, bielles etc.. et sont effectuées dans
un bâtiment spécial. Ce dernier, construit en ciment armé, mesure 16 mètres sur
10. L’outillage de cet atelier comporte un four à cémenter, un four à bain de
sel, un four à moufle, chauffé à l’huile minérale, et les bacs nécessaires à la
trempe.

Attenant à cet atelier, signalons les ateliers de régulage et de sablage
ainsi que le poste de lutte contre l’Incendie doté, entre autres, d'une
motopompe LAFLY.
La bouillotterie
La bouillotterie est installée dans un bâtiment
en ciment armé mesurant 15 mètres sur 25 et desservi par un pont roulant de 3
tonnes. Ce dernier est utilisé pour le nettoyage des pièces de locomotives.
Celles ci sont placées dans des bacs à potasse recouverts de hottes reliées à
une conduite d’aspiration pour l’évacuation des buées. Les bacs sont chauffés au
moyen de serpentins de vapeur alimentés, en hiver, par les chaudières qui
servent au chauffage des ateliers et, en été, par deux chaudières de locomotives
installées dans le bâtiment.
La sous-station de transformation électrique et
de production d’air
Ce
bâtiment, de 25 mètres sur 8, abrite quatre convertisseurs de 100 kW
transformant le courant triphasé en courant continu. L’énergie électrique est
fournie aux ateliers de Quatre Mares sous forme de courant alternatif à 5 000 V;
Sa tension est ramenée à 220 V dans deux postes et dans une sous-station, une
partie du courant est transformée en courant continu.

la sous-station de transformation
électrique
Elle comprend, de plus, des compresseurs
verticaux qui produisent l’air distribué aux différents ateliers par un réseau
de canalisations. Dans la partie de la chaudronnerie des prises d’air multiples
sont installées au pied de chaque colonne ainsi que dans les fosses établies
sous la voie centrale de l’atelier pour la réparation des chaudières.
L’atelier de peinture
La
peinture des machines est effectuée dans un atelier, également en ciment armé,
mesurant 36 mètres sur 16 et muni d’un chauffage spécial aérothermique. Ce
bâtiment, en définitive, servira très peu à la peinture des locomotives. Il se
transformera, en 1932, en école d’apprentissage.

le bâtiment de la peinture
L’installation pour le pesage des machines
Le
pesage des machines est effectué au moyen de bascules installées dans un
bâtiment spécial comportant huit couples de bascules de 12 tonnes portées sur
des chariots se déplaçant dans une fosse de 18 mètres de longueur. Ce pesage
permettait de répartir équitablement les charges (poids de la locomotive) sur
les essieux.

chaque essieux est pesé séparément
Les installations annexes
Le magasin d’atelier
Ce
magasin couvre une surface de 1000 m2 et stocke les matières nécessaires
aux besoins des ateliers. Il est doté d’un monte-charge. Un petit chantier de
découpage comprend des scies alternatives et une scie “ Heller ”, qui permet de
ne livrer aux ateliers que les longueurs de barres ou de profilés strictement
nécessaires.
Les bureaux de l’administration
Installés
dans un bâtiment édifié à l’entrée principale des ateliers, ils comportent en
plus des bureaux, les locaux du service médical qui inclut une salle d’attente,
une salle de consultation et une salle de pansement. Un second bâtiment, voisin
du précédent, abrite le bureau d’organisation du travail ainsi qu’un réfectoire
dans lequel 70 agents peuvent prendre leur repas.

Le magasin d'atelier et les bureaux administratifs.
(on remarque sur ces 2 bâtiments la présence d'horloges)
Les vestiaires et lavabos
Des
vestiaires et des lavabos sont installés dans des appentis de 4 mètres de
largeur édifiés le long des façades longitudinales des divers ateliers et un peu
en contrebas du niveau du sol, de manière à ne pas réduire la surface des
vitrages éclairant latéralement les ateliers. L’eau des lavabos est chauffée en
hiver.

Le chauffage des ateliers
La
vapeur nécessaire au chauffage est produite par deux chaudières “ Babcock ” de
235 mètres carrés de surface de chauffe, installées dans l’atelier des forges.
La vapeur, sous pression et surchauffée, est distribuée dans les travées du
bâtiment principal et dans l’atelier des roues au moyen de conduites aériennes,
sur lesquelles sont branchés les radiateurs. Ceux-ci sont constitués par une
série de douze tubes d’acier horizontaux de 60 mm de diamètre soudés à chacune
de leurs extrémités à deux tubes verticaux de 120 mm. Un purgeur automatique,
placé à la partie inférieure de chaque radiateur, permet d’évacuer l’eau
condensée dans une conduite de retour aux chaudières. Cette conduite aérienne
est placée à côté de la conduite de vapeur. Ce système de chauffage, très simple
et peu encombrant, est très efficace. Il permet, dans les ateliers d’ajustage,
d’élever la température à 15° au-dessus de la température extérieure.
Le revêtement du sol
Sauf
dans quelques parties, en particulier dans le voisinage des forges, le
revêtement du sol dans les ateliers est constitué par un pavage de bois posé sur
une chape en ciment; ceci afin de préserver l’état des pièces en cas de chute de
l’une d’elles, ou tout simplement pour leur stockage à même le sol.

on remarque ici le sol pavé de bois.