Elles étaient en effet
conçues pour pouvoir être déposées d’un seul tenant de la machine et être
révisées en chantier comme un sous ensemble au même titre que le moteur, le
groupe réfrigérant etc.. Elles étaient fixées sur le châssis de la locomotive
par cinq plots.

cabine de la 68069 en préparation
Pour cette série il fallut
donc rebâtir directement sur le châssis les ossatures complètes des
cabines. C’est entre autres à cette époque que furent déposées les
baies d’angles des cabines.
C’est en 1977 et pour la
série A1A-A1A 68000 uniquement qu’allait commencer conjointement les
interventions de Mi Vie. En fait la politique d’entretien qui avait été définie
lors de leur mise en circulation prévoyait, lorsque celles-ci seraient arrivées
environ à la moitié de leur vie (estimée à environ 25 ans), une opération de
grande envergure afin de leur permettre de poursuivre leur service jusqu’à leurs
amortissements. Toutes les 68000 passèrent donc à Q.M. et furent rénovées. La
disparition du matériel remorqué à chauffage vapeur entraînera aussi à partir de
cette date la dépose des chaudières “ VAPOR ” des A1A-A1A 68000. Cette opération
nécessita la mise en place de “ gueuse ” en lieu et place de la chaudière. Le
poids et l’emplacement de ce lest ont été étudiés pour compenser le
déséquilibre occasionné.

sur le côté droit le chantier Mie-Vie 68000
Le renforcement des châssis des CC 72000 devint une nécessité à partir de 1978 à
la suite de l’apparition de fissures sur leur ossature. Celles ci étaient
engendrées par la déformation des caisses lors de leur inscription dans les
courbes. Des expertises poussées et des modifications notamment par l’ajout de
goussets vont y remédier.
Parmi les essais d’améliorations techniques apportés sur les 67400 nous citerons
entre autres celle qui consista à équiper deux d’entre elles, la 67419 et la
67537, d’un système de freinage rhéostatique, d’amortisseurs transversaux et de
rapports d’engrenages adaptés lui permettant d’atteindre sans problème les 160
Km/h.. Malgré cette aptitude, reconnue le 7 juin 1984 au terme d’essais
officiels et qui retenaient l’hypothèse d’une extension en cas de besoin exprimé
par le Transport, ces machines seront remises au type en 1994. Peintes à
l’origine en peinture glycérophtalique les 67401 à 67538 seront à partir de 1983
peintes en peinture polyuréthanne comme leurs consœurs numérotées de 67539 à
632. Cette peinture apportant une meilleure tenue en service.
Au début des années 90, quelques locomotives de la série BB 67300/400
partiellement détruites à la suite d’incendies d’origines diverses ont dû être
reconstruites. Cette reconstruction a posé le problème du réapprovisionnement
d’une partie de l’appareillage électrique. De conception ancienne, cet
équipement s’avérait très coûteux à reconstituer. Le bilan économique a donc
conduit à la décision de rééquiper ces engins avec des automates programmables.
GEC ALSTHOM ayant déjà testé cette solution en 1983 sur la BB 67303, c’est un
automate ALSTHOM AME-10 qui a été retenu et l’application de la 67303 adaptée
pour les locomotives BB 67326, 67348, 67459, 67528, 67559, 67579, 67606, 67620.

BB67348
L’amélioration de la sécurité liée à la conduite des locomotives a constamment
fait l’objet de mise en place de nouveaux systèmes à bord des engins. (Veille
automatique, répétition des signaux dans les cabines de conduites, clignotement
de lampes témoins en cas d’alerte, mémorisation de la vigilance..). Sur
certaines locomotives réparées à Quatre Mares ces systèmes ont été prévus de
construction. Les autres s’en sont trouvées dotées lors de leurs passages en
révision. Une grave série d’accidents, entre 1985 et 1988, a déclenché
cependant la mise en place à un rythme soutenu de nouveaux automatismes destinés
à rattraper certaines erreurs.
Après le tragique accident de Flaujac, où deux locomotives venant en sens
inverse sur une voie unique se percutèrent le 3 août 1985, il est décidé de
mettre en place un équipement de liaison radio permettant des communications en
temps réel entre les conducteurs, entre le régulateur et les conducteurs et
enfin entre ces derniers et les gares. Ce système permet l’envoi d’un signal
d’alarme permettant de situer tout incident et d’identifier le lieu d’où il a
été émis. Il permet aussi l’envoi d’un signal d’alerte imposant l’arrêt aux
engins circulant dans la même zone. Ce dispositif est appelé R.S.T. initiales de
Radio Sol Train. Les études de mise en place et les premières applications sont
réalisées rapidement à Quatre Mares. Afin d’équiper le plus vite possible toutes
les séries d’engins, un programme de modification en chaîne est mis sur pied en
1989. Pendant quelques mois se côtoyaient sur les voies de sortie du bâtiment
principal de Q.M. les locomotives en révision et celles en chaîne occasionnant
une gestion difficile des emplacements sur les voies de sortie du hall C.
Presque un mois plus tard à Argenton sur Creuse, le 31 août 1985, un
déraillement a pour cause un dépassement de la vitesse autorisé. Cette
catastrophe allait mettre en avant la nécessité de contrecarrer toutes
défaillances du mécanicien dans le respect de la vitesse imposée. A cette fin il
est décidé d’installer sur les machines un système permettant de contrôler en
permanence la vitesse du train (KVB). Ce système calcule par comparaison entre
les données introduites, d’une part par le mécanicien (composition, longueur,
type du train) et les variables délivrées par l’appareillage interne de la
locomotive en fonction entre autres de la vitesse, de la cabine en service
etc.., et d’autre part par celles transmises de la voie, enregistrées sur des
balises fixes, puis transmises par induction à l’antenne placée sous la
locomotive, ces dernières tenant compte de la vitesse autorisée, de la distance
d’arrêt etc..
Cette comparaison établie une courbe de vitesse qui en cas de divergence avec la
vitesse réelle du train déclenche le freinage d’urgence et la coupure de la
traction. Les prototypes des BB 67400 et CC 72000 sont validés fin 1990 et celui
des A1AA1A 68000 au début 1991 (la série ne sera malgré tout pas équipée par la
suite). Cette année là on voit sortir de révision et de chaîne spécialisée les
premiers engins équipés.
Le 6 août 1988 c’est en gare de l’Est qu’un heurtoir est enfoncé à la suite de
la non-coupure de l’effort de traction lors du freinage du train. A la suite de
quoi il est mis en place sur toutes les séries sauf les BB 63000 deux
dispositifs particuliers, l’Asservissement Traction Freinage (ATF) et l’Asservissement
d’Urgence (A.U).
Le premier, le dispositif ATF, est réalisé dès le 3ème trimestre 1988. Sa mise
en action permet lors d’un freinage normal de service, dans le cas où la
coupure de l’effort de traction ne serait pas réalisée, d’effectuer
automatiquement les mêmes actions que la mise à 0 du manipulateur c’est à dire
mise au ralenti du moteur diesel puis coupure de la traction.
L’A.U est mis en application depuis le début de l’année 1991 sur les 72000 puis
sur les 67400 et les 68000. Ce dispositif a pour effet de couper immédiatement
l’effort de traction si les équipements de traction ne sont pas revenus à zéro
dans le cas d’un freinage d’urgence commandé par l’appui sur un bouton placé
dans chaque cabine de conduite appelé “ Bouton Poussoir d’Urgence ”. L’AU, comme
l’ATF, ne comporte aucun commutateur d’isolement.
Par la suite, il a été décidé d’équiper les engins thermiques circulant sur voie
unique du DAAT (Dispositif d’Arrêt Automatique des Trains). Cette application
venant en complément des autres aura pour effet de provoquer la coupure de la
traction et le freinage d’urgence du train au passage d’un croc signal fermé.
Les RST, KVB, ATF, AU, et DAAT sont désormais appliqués sur une grande partie
du parc dont Q.M. est directeur.
La radiation des AIA-AIA 62000 de conception américaine et C 61000 ainsi que
l’augmentation de la charge par essieux des wagons à manœuvrer dans les triages
amène la S.N.C.F à créer en 1990 deux nouvelles séries de BB 63000. Ce sera la
naissance des BB 64700 et TBB 64800. Les premières sont obtenues à la suite de
la transformation de BB 63500 aux ateliers de Nevers. Les secondes, sont issues
de la transformation radicale de BB 63000, à Quatre Mares dans un premier temps
puis dans l’industrie privée. Les “ Trucks ”, puisque c’est ainsi qu’ils sont
appelés couramment, sont en fait des châssis raccourcis de locomotives BB 63000
dont on a déposé la cabine de conduite et le groupe électrogène. Accouplé à la
BB 64700 qui lui fourni l’énergie électrique elle apporte sa contribution à
l’effort de traction, notamment au démarrage des trains lourds.
BB 64700 et 64800 (Truck)
Depuis 1995 certaines 67000 transformées en 67200 reçoivent à Q.M. un équipement
leur permettant de circuler sur les lignes des TGV. En effet, sur ces lignes la
signalisation traditionnelle, inadaptée aux grandes vitesses, a été remplacée
par un système de transmission spécifique. Toute la signalisation est
retransmise directement dans les cabines de conduite par des capteurs disposés
sous les locomotives. Ce dispositif est appelé TVM abrégé de Transmission Voies
Machines.

67200 équipée de l'attelage
automatique
L’évolution des cycles d’entretien
Aujourd’hui
les documents ont bien évolué. Les agents sont des professionnels.
Il n'est pas nécessaire qu'on leur dise dans quel sens il faut
tourner la vis pour serrer. La qualité des documents devant précéder
la rigueur des techniques de réparation, ces techniques se sont
compliquées en s’adaptant à la dégradation réelle des organes.
D’autre part, les notions de sécurité des circulations, de
potentiels des organes sont prises en compte lors de la rédaction
des documents.
Le document a pris, de plus, une valeur légale. Il représente devant la loi la
spécification du travail à effectuer (ce que l'on doit faire au minimum). En cas
d’accident grave, un juge d'instruction peut utiliser le document comme
référentiel. Il est donc nécessaire de faire des documents de la qualité
requise.
L’évolution des règles d’entretien sera progressive et permanente. Si au départ
les agents du GE de Q.M., comme de bons techniciens, ne se souciaient pas trop
des coûts, ils recherchèrent rapidement la consistance optimale des travaux, par
soucis d’économies à réaliser.
Aujourd'hui, ils se comportent en gestionnaires et font du mieux qu’ils peuvent
avec le minimum de moyen. Faire coller l'entretien à la dégradation réelle, est
l'évolution principale. Cet objectif est devenu le challenge d’aujourd’hui.
Ainsi depuis la prise en charge des locomotives CC 72000, au début des années
1970, son cycle d’entretien, c’est à dire le kilométrage effectué entre deux RG
à doublé. De 800.000 Km à l’origine, il a été amené par paliers successifs à
1.600.000 Km(+ 0 , + 15 %).
DATES PÉRIODICITÉ
……………………………………………………………………………..
ORIGINE: RG 400 000 Km
RL 400 000 Km RG
19-04-73 : RG 550 000 Km RL 550 000
Km RG
04-08-75 : RG 600 000 Km RL 600 000 Km
RG
12-12-77 : RG 800 000 Km RL 800 000
Km RG
Ce résultat est le fruit
d’une politique d’investigations, qui dirige l’entretien des
locomotives, non pas vers des révisions systématiques et
importantes, mais vers des opérations visant un ou plusieurs
organes. Les investigations sont des études portant sur la recherche
de la limite raisonnable, en matière de sécurité et de fiabilité,
pour le maintient des locomotives en service en toute sécurité.
Elles tiennent compte des progrès liés à la technologie et visent au
fil du temps à augmenter les parcours des machines. C'est
aujourd’hui, alors que les engins ont près de 30 ans d’âge, qu'on
leur demande de faire plus de parcours. A contrario une série neuve
à l’époque aurait dû faire 1.000.000 Km et les parcours auraient dû
diminuer ensuite. Ce choix de politique il est vrai fut le même pour l'ensemble des
engins à la S.N.C.F.
De récentes études menées par les Organismes d’Études ont permis de faire
évoluer les cycles de visites des locomotives (anciennement gérés au temps
calendaire) vers une programmation en fonction du parcours effectué. Cela
fonctionne depuis janvier 1994. Pour une série comme les BB 67400, l’économie de
coût d’entretien induite est supérieure à 60 MF sur le restant de la vie de la
série jusqu'à son amortissement théorique en 2005. Avec le même soucis
d’économie la création d’une opération appelée “ ATP ” en remplacement de la RL
aura pour but de réduire les interventions sur les caisses pour pouvoir
bénéficier de son potentiel maximum. Ce changement amènera les agents de Q.M. à
revoir leur façon de travailler. En RG et en RL la majorité des travaux
tombaient sous la loi du remplacement systématique. Ainsi, au cours des années
la consistance des RL s’était peu à peu confondue avec celle des RG dominée par
les opérations systématiques. Or l’ATP sera, pour la caisse des locomotives, une
opération de maintenance au critère. Il a donc fallu s’organiser pour appliquer
un minimum de travaux en ATP. Par opposition, il devint nécessaire d’appliquer
le maximum requis à l’occasion de la RG pour garantir un cycle sans problème.
Les travaux de l‘ATP consistant essentiellement à échanger des organes arrivés à
l’échéance de leur potentiel, il en découle une économie du coût de réparation
des caisses. L’entretien aux critères nécessitant des documents à jour, le
premier travail du Groupe d’Études consista à remanier en priorité les
Inventaires de Travaux de Révision (ITR) puis à réaliser les Inventaires de
Travaux d’ATP pour bien matérialiser la différence de consistance. Au départ de
l’étude, les A.T.P devaient être réalisés en dépôts. Pour des raisons de charge
de travail L’EIMM de QM a conservé la réalisation de ces opérations
Depuis 1992 s’est mise en place à QM une nouvelle organisation sous
l’appellation de SERM (Service d’Études des Règles de Maintenance). Ce service
regroupe les Organisme et Groupe d’Études. Trois raisons en sont à l’origine. La
première est qualitative. Lorsqu’un G.E modifiait une règle de révision et que
le suivi devait être complété par des opérations de maintenance en dépôts, il
fallait demander à l'organisme qu'il modifie l’ITV (Inventaire des Travaux
de Visite) et les documents de visite
dont il avait la charge. Ces transactions entraînaient de nombreux courriers,
des délais de réalisation longs et parfois des oublis. La cohérence des règles
de réparation et de visite s’en trouvait affecté. Les procédures étaient lourdes
pour un résultat plutôt médiocre. La seconde raison était liée à la montée en
charge des TGV Atlantique et Nord. Dès 1991, il fallut intégrer dans les
organismes existants la montée en puissance de l’activité T.G.V. Il fut donc
nécessaire de les soulager de certaines charges. La troisième raison est
organisationnelle. L'activité diesel étant en baisse, elle était répartie sur 3
ou 4 organismes. D'où l'idée, pour l’activité diesel, de regrouper les
Organismes et Groupes d’Études au sein des ateliers directeurs thermiques. Un
groupe de travail fut chargé d’étudier la faisabilité de l’opération. QM assure
depuis les charges d’organisme d’études pour les séries BB 67000 à BB 67400 ,
les A1A A1A 68000/500 et les CC 72000.
L’évolution des
ateliers et des moyens de production
L’évolution
de la politique d’entretien ainsi que les modifications apportées
sur les locomotives vont obliger l’établissement à moderniser ses
moyens de production. Les années 1980 apporteront le renouveau
nécessaire. La multitude de confections en séries à réaliser sur
tours, rectifieuses, perceuses à colonnes a effectivement nécessité,
depuis le début des années 80, d’importants investissements. Des
tours programmables et des centres d’usinage, machines polyvalentes
aux grandes possibilités de programmation, ont été installés
continuant à donner à Q.M. la possibilité de rester un établissement de pointe
dans le domaine de l’usinage.
L’année 1985 allait voir l’échange des ponts roulants de 60 tonnes du hall C
fatigués par près de 70 années de service qui par leur vétusté présentaient de
gros problèmes d’entretien. Le poids des machines à lever, bien inférieur à
celui des locomotives à vapeur, et les taxes qu’une telle puissance représente
au niveau fiscal amènera la révision à la baisse des capacités de levage de ces
ponts. Aujourd’hui, avec 45 tonnes, la satisfaction des besoins est assurée. A
partir de cette date plusieurs ponts d’origine, de part et d’autre de
l’établissement, seront déposés et échangés.
C’est cette même année que commenceront les travaux de construction de la cabine
de peinturage qui dès 1986 va donner à Q.M. la possibilité d’utiliser les
procédés modernes en matière de peinture et parfaire de la sorte la qualité des
livrées d’engins. Ce bâtiment moderne a été construit dans la cour Sud de
l’établissement. Il reçoit dans ses murs les machines par période de trois à
quatre jours suivant un programme rigoureux basé sur son utilisation optimale.

Construction du bâtiment peinture
En 1988, et pour prendre en considération les grands mouvements de luttes
antipollution, l’établissement se dote d’une station d’épuration. Les produits de
nettoyage, les huiles et les hydrocarbures suivent dès lors un cheminement
obligatoire les amenant vers des bacs de décantation puis vers un dispositif
particulier d’où ils ressortent compactés et acheminés vers des sites de
retraitement autorisés. Au cour des deux années qui suivent divers
agrandissements ont lieu dans le but d’augmenter et d’améliorer le volume et la
qualité des traitements imposés.
L’année 1988 est aussi celle de l’arrivée à
Quatre Mares de l’outil informatique au service de la production. L’utilisation
de ce principe moderne qui est l’utilisation de la mémoire informatique, souvent
décriée, se généralisera peu à peu. Les problèmes posés dans un premier temps
par l’enregistrement et le stockage des informations seront rapidement
maîtrisés. Les applications qui en découleront seront utiles à maints endroits
des bureaux jusqu’aux ateliers.
Les problèmes posés par le stockage des pièces dans les divers halls de Q.M.
amène en 1989 à utiliser le bâtiment resté vacant de l’ex centre d’apprentissage
et à mettre en place des plates-formes de stockage. Ces dernières prennent
places à des endroits jugés opportuns en fonction de charges à supporter. Ainsi,
dans le hall A, la structure à mettre en place a été étudiée pour recevoir les
châssis de bogies une autre plate-forme dans le hall B supporte la charge de
bâtis de moteurs etc.. Cette mise en œuvre a permis de réduire considérablement
l’encombrement des halls.
Les interventions par usinage sur les bâtis des moteurs diesel et les châssis
des bogies nécessitent, de part leurs grandes dimensions, des tables de travail
en proportion. Ces opérations de grandes précisions étaient réalisées sur des
machines outils “ Cornacs ” d’un âge avancé jusqu’en 1993. La recherche d’une
machine moderne répondant aux caractéristiques nécessaires débouche cette année
là sur l’achat puis l’installation d’une fraiseuse à portique “ LINE ” dont
seuls quatre exemplaires existent au monde.

La fraiseuse à
portique "Liné"
Bien que prévu au moment de la conversion au diesel, c’est en 1994 et pour
subvenir aux nouveaux besoins dus à l’extension du programme des révisions des
moteurs Pielstick qu’un deuxième banc d’essais moteur voit le jour.
Une journée Portes Ouvertes
Cette
année là et pour la première fois les Ateliers de Quatre Mares
ouvrent leurs portes aux visiteurs. Les agents de Q.M. fiers de leur technicité et de
leur professionnalisme mettront tout en œuvre ce jour là pour satisfaire les
quelques 8.000 personnes qui découvrent pour la première fois l’amplitude du
rayon d’action couvrant les nécessités des révisions de locomotives à l’heure
d’aujourd’hui. Un livre d’or, ouvert pour la circonstance, permet alors aux
visiteurs d’exprimer leur étonnement. En effet un bon nombre d’entre eux qui
fréquemment longeaient les ateliers par la rue de Paris n’imaginaient pas alors
la grandeur des divers bâtiments. D’autres le sont encore lorsque les ponts
roulants amènent d’un bout à l’autre du hall C une locomotive CC 72000 dont le
poids avoisine celui d’environ une centaine d’automobiles. Cette journée est
aussi l’occasion d’exposer, avant sa remise au musée de Mulhouse, la CC 65001
dont la restauration a été assurée par quelques agents volontaires de Q.M..

Visiteurs dans le hall "C" en 1994